Renaud Monfourny

Vibrer !

Renaud Monfourny

515 343 BrowniE

Renaud Monfourny : Vibrer !

Qu’est-ce qui, en photographie, vous fait vibrer ?

La matière même photographique.

Quel son vous fait vibrer ?

À la fois le (faux) silence de la campagne et les (vraies) guitares du Velvet Underground en 67 ou des Stooges en 69.

Né en 1962 et élevé à la campagne, Renaud Monfourny attrape le virus en adhérant au photo-club local à l’adolescence. D’une école de photographie, il ne retiendra qu’un diplôme supérieur « bien inutile » (dixit l’intéressé) et entretiendra surtout sa passion en découvrant l’histoire de son médium. Dans les années quatre-vingt, il enseigne la photographie à l’école d’architecture de Paris-Conflans, multiplie les projets personnels, collabore avec la presse et participe à l’aventure de plusieurs journaux, dont un perdurera : la revue Les Inrockuptibles. Depuis les années 90, il se consacre uniquement à ce magazine et poursuit ses travaux personnels.

Membre fondateur et photographe principal des « Inrocks », il a contribué à l’identité visuelle du journal à travers ses portraits en noir et blanc, frontaux et frappants, qui ont fait ouvrir les yeux tout grands à une génération métissée qui découvrait, du même coup, que le rock était aussi une façon d’écrire, de se comporter et de s’intéresser. Depuis près de trente ans, il photographie les figures les plus emblématiques de la musique, de la littérature et des arts, de Godard à Björk, de Gainsbourg à Kurt Cobain, de Leonard Cohen à Eric Cantona, etc. D’autres séries le voient explorer le nu, la nature morte, le paysage ou la symbolique éparse des trottoirs urbains.

Il continue aujourd’hui de capturer la scène artistique, tant connue qu’indépendante, et son œuvre, célébrée à présent dans le monde entier et même à Paris (expo à la MEP en 2016) lui vaut d’être invité à maints événements et festivals. Ni bourse, ni prix (ni médailles, ni fleurs, ni couronnes etc.). Il a exposé à Buenos Aires, Tokyo, Bruxelles, New York, Berlin, Lausanne, El Salvador, Thessalonique, Madrid. Il anime un blog d’actualité culturelle : http://blogs.lesinrocks.com/photos. Un recueil d’environ 130 portraits photographiques, Sui Generis, est paru en 2016 aux éditions Inculte ; un autre sur le Velvet Underground aux éditions du Caïd. Plus d’un fil de son passé, de toute façon, le relie à la Belgique — et plein de bonnes raisons l’amènent dans le Condroz.

www.renaudmonfourny.com


Ses photographies sont à voir au Centre culturel de Marchin – Place de Grand-Marchin, 4 à 4570 Marchin.

Renaud Monfourny
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