Notices : Tahier

Notices : Tahier

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La 8e Biennale de Photographie en Condroz se termine ce weekend. Ne manquez pas l’occasion de la découvrir ces samedi 26 et dimanche 27 août.

Après avoir sillonné Marchin la semaine dernière, nous évoquons ici les 8 expositions de Tahier.

9/ Chapelle

Un des arts maitrisés par l’équipe de la Biennale de photographie en Condroz est celui d’associer projets photographiques et lieux de caractère, jouant parfois de l’écho des uns avec les autres, parfois du contraste.

Lorsque l’on entame le parcours de Tahier, on se dit que la chapelle du chemin de Saint-Fontaine fait, pour les images d’Anne-Sophie Costenoble, un bien bel écrin. Le silence que le lieu semble inspirer aux visiteurs laisse toute la place à la force narrative de ses photos. On retient bien sûr la poésie de ces fictions intimes, mais aussi la prose vive de certaines scènes et le mystère des couleurs sourdes.

© Anne Sophie Costenoble, série Du vent dans les coquelicots

10 / Ferme-château de M. et Mme Tonglet 

Tirées en grand format sur bâche, presque « grandeur nature », les images en noir et blanc d’Alexandra Demenkova habitent une longue étable. La série – Territory of broken dreams – explore les périphéries russes, ces campagnes restées comme en marge de l’histoire récente. L’humain s’exprime partout, et avec lui toute la complexité et la fragilité de sa condition. Puissants, les chairs, les gestes et les regards révèlent intimité, misère, complicité, solitude, apaisement, tristesse, espoir… Photographe en vue de la scène artistique russe, Alexandra Demenkova prolongera son séjour en Belgique pour une résidence de plusieurs semaines à l’Espace Contretype à Bruxelles.

Dans une autre étable, plus petite, la Société Libre d’Emulation et l’ESA Saint-Luc proposent une exposition intitulée Le sens du détail. Les propositions d’une quinzaine de photographes ricochent dans une variété de formats, accrochages, tirages et sujets.

Un ancien logis de la ferme a accueilli les 11 participants d’un atelier animé par Alexandre Christiaens et Emmanuel De Meulemeester. Au terme d’une semaine de résidence qu’on devine joyeuse et intense, chaque stagiaire a pu construire une série photographique et la mettre en forme dans une publication. Le résultat est à feuilleter sur une grande table domestique. Sur les murs, les meubles, des traces des différentes recherches artistiques se laissent découvrir.

11 / Ancienne forge de Mme Naomé

Les deux petites pièces d’une ancienne forge sont le cadre dans lequel se déploie la « géographie d’itinérance » de Baudoin Lotin. Il recompose pour les visiteurs de la biennale un voyage à travers près de 40 années de photo. Argentiques, en noir et blanc, ses images paraissent au premier abord classiques et sages. Le mouvement, la vie, le hasard bruissent cependant de plus en plus à mesure que l’on découvre les paysages et les visages. Mexique, Congo, Roumanie… sont avant tout les territoires d’expériences et de rencontres humaines et humanistes.

12/ Ancien four à pain de M. et Mme Stasse

On a rencontré plusieurs intimités sur les chemins de la Biennale. Il faudrait sans doute un mot plus fort encore pour exprimer ce qui se joue dans le petit espace où expose Alexandre Christiaens… La taille des images demande qu’on s’approche. Tout près. Vastes paysages et lopins de chair révèlent alors autant d’espaces préservés. Le grain, les flous, évoquent l’errance et l’abandon propres à la nuit.

© Alexandre Christiaens

13 / Jardin de M. et de Mme Bodson

Pendant un an, cinq photographes du collectif LaKabane sont allés à la rencontre des lieux et des gens de Marchin. On poursuit l’esprit de cette mission photographique en crapahutant dans le surprenant et charmant jardin de M. et Mme Bodson pour découvrir leurs images et leurs approches variées du rêve au cœur du Condroz.

14 / Ferme de M. et Mme Seron 

Le dernier lieu du parcours, une imposante ferme, accueille des photos inédites de Nick Hannes, récemment récompensé du Prix de photographie Magnum. Le photographe flamand arrive (presque) au terme de sa série sur Dubaï. Une ville spectaculaire qu’il a très vite trouvée vide de toute spontanéité et profondément ennuyeuse. Urbanisation excessive contre ruralité préservée. Travail de la terre et élevage des bêtes contre loisirs artificiels. Le décalage est maximal.

© Nick Hannes, Dubai, 2015

Pour permettre à ses visiteurs d’atterrir, où au contraire de décoller pour de bon, l’équipe de la Biennale leur donne rendez-vous au Centre culturel de Marchin, pour un lâché de lampions, le dimanche 27 août à 21h. Un joli moment en prévision pour clôturer ce mois de rêve et de photographie en Condroz.


8e Biennale de Photographie en Condroz 

Jusqu’au dimanche 27 août.
Expositions ouvertes les week-ends de 10 à 19h.
Entrée : 5,00 € (permet de visiter toutes les expos), gratuit pour les moins de 12 ans. Départ depuis le Centre culturel de Marchin ou le chalet au croisement de la rue de Tahier et du chemin de Saint-Fontaine.

Tous les détails sur : www.biennaledephotographie.be

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