No nos aprenden a morir, Antonio Jiménez Saiz

No nos aprenden a morir, Antonio Jiménez Saiz

1080 1080 Margot

« NO NOS APRENDEN A MORIR » est un délicieux voyage entre fiction et documentaire réalisé par le photographe Antonio Jiménez Saiz.

« Lorsque la réalité a dépassé la fiction, le document s’est mué en silence, par respect, pour l’autre, pour soi, dans la finalité de tout engagement photographique. »

© Antonio Jiménez Saiz

Une histoire pleine de douceur. L’histoire d’une dame dont la mémoire n’est plus que bribes de souvenirs. Une réalité complexe à mettre en images. La volonté du photographe était de ne pas prendre d’images ailleurs que dans la maison de repos. Juste une petite chambre, un jardin, et des moments d’intimité à sillonner les longs couloirs de l’institution.

« Cela fait des semaines que je la prends en photo, on joue à faire comme si et on ne sait pas trop quoi. Je voulais produire en image la perte de mémoire, la sienne, fixer le monologue de l’oubli. »

Pas de portraits lisibles et un brin d’espièglerie. Antonio Jiménez Saiz aime rendre à l’âge la beauté qui à ses yeux lui est due. Des images plus abstraites viennent rythmer la lecture pour répondre au besoin de comprendre la rêverie des souvenirs et de l’esprit. Le photographe ne parle ni de la vie ni de la mort, bien que ces deux éléments puissent parfois s’imposer d’eux-mêmes dans l’esprit du lecteur.

« J’écoute le temps qui passe, assis à côté d’elle, le hors-champ en ligne de mire. »

Ce livre tient de l’album photo, de ceux qui racontent des histoires, celles d’un quotidien émaillé d’images-souvenirs, de moments intimes où le partage fait la place grande à l’émotion.

Pour sa couverture, Antonio Jiménez Saiz fait le choix d’un clin d’œil avec une copie presque conforme des anciens passeports Espagnol. Contre collage en Balacron vert similicuir et dorure à chaud, elle donne une impression de familiarité. Quant au titre « NO NOS APRENDEN A MORIR », c’est un doux mélange de français et d’espagnol : du frañol. Comme une sorte d’histoire dans l’histoire.

« Le livre voyage, il dépasse les frontières, il questionne sur le sens à donner à la littérature livresque photographique contemporaine, c’est un univers vivant, attachant et très exigeant. »


Une exposition a déjà eu lieu en avril à Fotofabrik Berlin, juste un peu avant la sortie du livre.
Le livre est notamment disponible chez Tipi Bookshop et Hors format Bookshop.

Pour découvrir son premier ouvrage, cliquez ici.
Et ici pour aller chiner sur l’Instagram d’Antonio Jiménez Saiz.

Suivez-nous :