L’extraordinaire beauté des gens ordinaires

L’extraordinaire beauté des gens ordinaires

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L’extraordinaire beauté des gens ordinaires

C’est la rencontre d’une plume avec un oeil. Les textes percutants écrits par Claire Veys accompagnent divinement les 50 portraits, pour la plupart en noir et blanc, pris par Julian Hills, un photographe humaniste belgo-anglais. Que ce soit lors d’une exposition ou au fil des pages du livre « Ordinary People » (1), la magie du duo opère.

À travers cette série de portraits, je souhaite mettre en valeur des gens ordinaires qui pourtant sortent l’ordinaire, chacun à sa façon. Par leur courage, par leurs actes, par leurs façons de croquer la vie, malgré les difficultés, les origines, les différences, les errances. Ils cherchent tous la beauté de la vie, explique Julian Hills (2). Le message que je veux faire passer avec ce livre : c’est qu’on est tous des « ordinary people ». 

Au détour des pages, l’émotion submerge. Avec sensibilité et pudeur, les photos en noir et blanc nous font pénétrer dans l’intimité de personnes écorchées. Leur courage émeut et interpelle. « Aurais-je la même force si j’étais à leur place ? » Il y a Léa, en chaise roulante au milieu d’un champs, qui ouvre grand les bras pour serrer la vie contre son coeur. Il y a Clémentine, son visage entouré de fleurs et baigné de soleil. Couchée dans l’herbe, les yeux clos, elle a l’âge qu’a sa mère pour toujours. Il y a Thérèse, incapable de bouger et de parler, mais qui exprime par son attitude le refus de sa fin de vie. 

Le livre « Ordinary People » regorge aussi de gueules, de visages ravinés par les orages et les tempêtes de l’existence. Il y a Pedro, le cireur de chaussures portugais installé à l’ombre d’un arbre. Le fatalisme entoure son métier d’un autre âge. Il y a Eric, les cheveux longs en bataille. Les maquettes de bateau qu’il construit. Et la mer qu’il n’ira pas voir. Impossible de détourner les yeux de son regard profond. On y lit les rêves perdus et l’obligation de continuer à rester debout, malgré tout.

Au coeur de l’ouvrage, Julian Hills expose 29 clichés pris au sein du monde caritatif. Pour la plupart en noir et blanc. Dénués de texte. Sa sensibilité de photographe humaniste suffit. Le bonheur illumine les visages. Démunis ou handicapés mentaux, ses modèles croquent la vie. 

Voilà 6 ans que Julian Hills s’immerge dans leur milieu. Il multiplie les projets pour Make a Wish, Relais pour la Vie ou encore ATD Quart Monde. Il revient sur la rencontre qui l’a amené à suivre ce chemin photographique.  Alors que je faisais les photos d’un mariage, une connaissance est arrivée avec sa fille handicapée en chaise roulante. J’ai demandé si je pouvais la photographier. Sa réponse a été « mais oui bien sûr, pourquoi pas ». Ce « pourquoi pas » m’a appris beaucoup de choses. Ensuite, j’ai simplement suivi mon coeur. J’avais envie de mettre ces personnes en avant, de les honorer, de les aimer. 

Laetitia Theunis

 


Lien vers le site de Julian Hills : hools.be
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« N’aspire pas à l’existence éternelle, mais épuise le champ des possibles », ces mots de Pindare lui servent d’étendard. Exploratrice dans l’âme, Laetitia Theunis raffole partir à la découverte tant des contrées, des émotions que des lumières éclairant notre monde. Voilà déjà 5 ans que sa plume vagabonde dans les méandres du journalisme scientifique.

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Les photographies de Julian Hills sont exposées au Moulin d’Aremberg (rue docteur Colson, 8 – 1430 Rebecq) du samedi 8 septembre au dimanche 7 octobre. L’exposition est accessible librement les samedi et dimanche de 14 à 18h et sur demande en semaine.
Vernissage le vendredi 7 septembre à 19h30.
Un événement particulier est prévu dimanche 16 septembre dès 15h. Au menu : un spectacle, une lecture des textes de Claire Veys et un … tea-time.

Un exemplaire du  livre « Ordinary People » de Julian Hills est à gagner sur notre compte Instagram !
Pour avoir une chance de remporter le livre, taguez #browniephoto.be dans une de vos photos d’ici vendredi midi.

Le sort à désigné la gagnante : Naïma Achour  !

BrowniE a soufflé sa première bougie ce lundi 13 août ! Nous fêtons cela en ligne toute la semaine, notamment avec des articles quotidiens, signés par des invités de choix.

Plusieurs des personnes qui ont accompagné et inspiré la naissance de BrowniE ont en effet accepté de nous livrer une « carte blanche ». C’est Laetitia Theunis, journaliste scientifique, qui signe le premier billet.

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