Herstory

Herstory

1920 1920 Margot

Une exposition réalisée à 100% par des femmes photographes. Une action artistique et féministe.

C’est dans un endroit intimiste, un appartement Art déco, que cette exposition a été mise en place. Un lieu tenu secret. Pour s’y rendre, il faut contacter Nora Noor, photographe et organisatrice de l’évènement. Nous y découvrons 7 femmes, 7 univers.

Florence D’Elle

Florence D’Elle a réalisé un travail sur la résilience. Suite à un drame personnel, la photographe s’est posée une question, qui est d’ailleurs à l’origine de cette série photographique : « Comment revivre après un tel évènement ? ». Une sorte de catharsis par la photo.

Elle présente des tirages au collodion, au charbon ou encore au lite. On part de la mort, de photos très sombres, pour arriver tout doucement à plus de vie, plus de lumière. L’éveil des sens, le plaisir. Et à partir du moment où l’on s’autorise le plaisir, on s’autorise l’amour, le bonheur. La résilience, ou la volonté de ne pas rester bloquée dans un chapitre de sa vie.

Julie Poncet

À l’origine, Julie Poncet était ingénieure agronome, doctorante en végétaux exotiques. Elle a travaillé comme agronome au Maroc. Mais au fil du temps, elle a réalisé que dans cet univers d’agriculture, très masculin, elle s’était oubliée en tant que femme. Elle marchait comme un mec, parlait comme un mec, s’habillait comme un mec. Cette prise de conscience l’a fait tout quitter pour revenir en France. Le végétal fait toujours partie de sa vie mais désormais à travers ses photographies, où elle explore toujours des codes ultra-féminins.

Julie Poncet a été la deuxième lauréate du Prix Picto de la jeune photographie de mode en 2016.

Céline Bataille

Céline Bataille est passionnée de taxidermie. Son travail est presque obsessionnel. D’ailleurs, elle réalise deux ou trois voyages par an pour se rendre dans le musée d’Histoire naturelle de chaque pays. Elle photographie également la vie animale ou fixe des détails jusqu’à l’abstraction. Chaque mois, elle réalise un tirage qu’elle stocke ensuite. Un travail quasi muséal, réalisé à l’Hasselblad, au format carré et tiré sur diasec.

Céline Bataille expose actuellement au Musée de la photographie de Charleroi, dans le cadre du 17e Prix National photographie ouverte.

Stéphanie Tomine

Stéphanie Tomine vient des arts appliqués. Par de nombreuses et pointilleuses retouches, elle cherche à brouiller les frontières entre le dessin et la photographie. Elle retravaille chaque photographie avec précision jusqu’à ce qu’elle obtienne ce qu’elle souhaite. Ensuite elle imprime l’image en petit format et, si elle est satisfaite du résultat, la tire en grand. Le tirage papier est contrecollé sur une plaque d’aluminium, en un seul exemplaire. Le portrait, le métissage et l’histoire de l’art sont trois éléments souvent présents dans son travail.

Nora Noor

Nora Noor a travaillé en collaboration avec un rappeur français, Virus, pour réaliser la série présentée dans l’exposition. Il souhaitait travailler sur l’enfermement. Dans une première série en studio, la photographe a imaginé une âme qui se cogne dans un corps. Les deux artistes se sont ensuite rendus à Rouen. En face de la prison de cette ville se trouve un hôpital psychiatrique abandonné datant des années 50. Ils ont réalisé des photos dans ces deux endroits qui symbolisent parfaitement l’enfermement physique et mental. Ce travail a illustré un album de Virus, intitulé « Huis clos » comme la série photo. Elle est tirée sur un papier japonais, l’Awagami, à l’allure plutôt rugueuse.

Mélanie Patris

Mélanie Patris travaille beaucoup avec des procédés anciens, comme le polaroid, la pellicule ou encore la lomographie. Ici, la photographe présente son travail sur l’Inde. Au-delà du voyage en lui-même, cette série photographique est une sorte d’introspection, un voyage intérieur. Nora Noor commente « On a fait un vrai choix sur la température de couleur, parce qu’on représente toujours l’Inde de manière flamboyante. Là on a tout refroidit avec cette teinte bleue. »

Sophie Lizoulet

Sophie Lizoulet réalise un travail contemplatif sur le quotidien, chaque série portant le prénom de quelqu’un. Sa mère, son fils ou encore sa chienne. Cette dernière, prénommée Erquy, est d’ailleurs l’objet de l’exposition. L’animal vieilli et la photographe, sa maîtresse, souhaite capturer ses derniers instants à travers la photo, avec parfois une pointe d’humour.

L’exposition est en place depuis le vendredi 23 février et ce jusqu’au jeudi 8 mars. Un décompte qui nous emmène directement à la Journée internationale des droits des femmes.


Contact :  Âmoc1542508151.liam1542508151g@ehp1542508151argot1542508151ohp.a1542508151ron1542508151ou 0033 651 40 86 67.

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