Juin 2020

10juin(juin 10)12 h 00 min06sept(sept 6)18 h 00 minBeth-elGuilyan Pépin Catégorie:ExpositionRégion:Bruxelles

Dates et horaires

Juin 10 (Mercredi) 12 h 00 min - Septembre 6 (Dimanche) 18 h 00 min

Lieu

Contretype

Cité Fontainas, 4A 1060 Saint-Gilles

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Détails

L’espace photographique Contretype présente simultanément trois expositions : Tumbleweeded de Johan PoezevaraTel de Pierre Toussaint et Beth-el de Guilyan Pépin.

Guilyan Pépin – Beth-El

« Jeune artiste originaire du Luxembourg belge, repéré lors des dernières «Propositions d’artistes», Guilyan Pépin a suivi une formation en photographie à l’HELB – Ilya Prigogine, dont il est sorti diplômé en 2019.

Il a creusé, dans sa recherche de fin d’étude, une piste de réflexion et d’expérimentation singulière: le statut de l’objet y est questionné dans sa traduction visuelle ou plastique, entre document et œuvre d’art, entre banalité et sacralisation, entre constat documentaire et recréation artistique. Partant de la fascination immémoriale de l’homme pour la pierre, pour le minéral, constatant aussi sa propension à créer autour d’eux toutes sortes de mythes, de symboles, de récits, de croyances, Pépin s’est interrogé sur la transmission du savoir à leur propos, de génération en génération; mais aussi sur leur beauté intrinsèque et sur la connaissance — tantôt magique, tantôt scien que — qu’elle véhiculait.

Empruntant autant au domaine de l’archéologie que de l’installation, autant à l’étude du contexte qu’à la fascination pour la matière, son territoire redessine ainsi, avec peu de moyens et sans prétention au catalogage ou à l’exhaustivité, des contours mouvants et énigmatiques, mais aussi riches d’interprétations et de relectures de l’image… Objet esthétique ou scientifique ? Inutile, ou faisant fonction ? Infiniment intéressant ou désespérément plat ? Peut-être, à force d’observation minutieuse, peut-on même tirer de l’examen d’une pierre quelque hallucination visuelle, ou la certitude d’une présence ou d’une existence autres que terrestres ?… Rien n’est sûr, de ce qu’il y a à voir ou à savoir; pas de réponse chez le jeune photographe, ni mode d’emploi ni certitude. Juste une manière insolite et joliment intuitive d’articuler entre eux les éléments de la question, de redistribuer les règles d’un protocole.

Ainsi, plus encore que celui de Ponge s’abîmant dans la contemplation de son caillou, le lointain héritage de Duchamp semble-t-il avoir été convenablement digéré lui aussi : si c’est l’intention et l’expression de l’artiste qui font l’art, c’est bel et bien le regard actif du spectateur qui construit et déconstruit l’œuvre, qui la produit ou la met en porte-à-faux. Pépin, à dessein, place son travail sur la frontière instable entre cadre archivistique, beauté plastique et substrat conceptuel. Encore la mythologie et le vieux rêve de l’alchimie ne sont-ils pas très loin ! Eux qui inversaient les valeurs et les statuts, le proche et le lointain ou les états de la matière — parvenant à extraire du rêve du réel, de l’or du plomb, des images du néant et, qui sait, une inédite beauté hors de l’informe et du trivial. »

Emmanuel d’Autreppe, Commissaire de l’exposition


Exposition accessible du mercredi 10 juin au dimanche 6 septembre chez Contretype (4A, cité Fontainas – 1060 Bruxelles). Elle est présentée simultanément avec les expositions Tel de Pierre Toussaint et Tumbleweeded de Johan Poezevara

La galerie est accessible au public du mercredi au vendredi de 12 à 18h, samedi et dimanche de 13 à 18h, sauf jours fériés.

Fermeture annuelle du mercredi 15 juillet au dimanche 16 août inclus.

 

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